Drame

The Wrestler

Randy “The Ram” Robinson est un homme cassé par la vie: anciennement catcheur professionnel, il ère désormais entre les matchs de catch amateurs et le bar à strip-tease où officie Cassidy, sa seule amie. Foudroyé par une crise cardiaque, il devra mettre sa carrière de catcheur derrière lui…

Réalisé par Darren Aronofsky
Avec Mickey Rourke, Marisa Tomeï
Film américain – 11 février 2009 – 105 minutes.
Bande Annonce (VO)

Surtout connu pour son culte Requiem for a Dream, Darren Aronofsky nous livre avec The Wrestler son quatrième long métrage. Force est de constater qu’une fois encore, il arrive à nous surprendre avec une histoire aux antipodes de ce qu’il nous a déjà proposé. En effet la seule similitude avec une des ses oeuvres passées (Requiem for a Dream en l’occurence) est le profond encrage dans une certaine réalité, celle de ses personnages.

Dès le début, Aronofsky nous plonge dans le dur quotidien de Randy, son personnage principal pour qui la vie est un véritable combat: outre les matchs de catchs qui deviennent de plus en plus difficiles à assurer, il a perdu tout contact avec sa fille Stéphanie et rêve d’une relation quasi-impossible avec Cassidy, une strip-teaseuse. Les choses s’empirent pour lui lorsqu’il est victime d’une crise cardiaque, le privant alors du catch.

Vous l’aurez compris, The Wrestler n’est pas un film facile.  Non pas au niveau de la compréhension mais plus par ce qu’il nous fait endurer. Le lien émotionnel qu’Aronofsky créé entre son personnage et le public est très fort et la déchéance que traverse Randy est difficile à vivre. La douleur aussi bien émotionnelle que physique est d’ailleurs rigoureusement bien rendue que ce soit  devant ou derrière la caméra.

L’utilisation de la caméra à l’épaule est justement utilisée pour les phases de combat. Les matchs ainsi filmés de manière quasi-documentaire rendent tout ce qu’ils ont de plus bestial. L’impression que le catch est du chiqué disparaît alors pour laisser place à la rudesse des coups, prises et clefs.
De retour aux scènes plus intimistes, la Rosetta-cam laisse alors place à des plans plus fluides pour nous permettre d’apprécier plus en détail chaque seconde du film.

Mais tout ça ne serait rien sans l’élément primordial du film : Mickey Rourke. Sa prestation est tout simplement magistrale. Des phases de combat aux dialogues en passant par des scènes plus introspectives, Rourke fait preuve d’un jeu à toute épreuve. Que ce soit dans l’intonation de sa voix ou dans les expressions de son visage, jamais je ne me serais attendu à une interprétation pareille malgré les nombreux hommages à son talent lus récemment dans la presse.
Marisa Tomeï, quant à elle, est superbe à tous points de vue. L’actrice, rarement vue dans des films dignes d’intérêt, se livre entièrement à la caméra d’Aronofsky aussi bien dans les scènes dénudées du club de strip-tease que dans les dialogues avec Randy.

De bout en bout, The Wrestler est une réussite. Rourke surprend et nous laisse pantois devant tant de talent et Aronofsky ne fait que confirmer que son statut de réalisateur d’ores et déjà culte. Foncez voir ce catcheur blessé en salles, et même si ce n’est que du cinéma laissez vous transporter par l’histoire de Randy “The Ram” Robinson.

Discussion

2 comments for “The Wrestler”

  1. [...] regarde que le contenu intéressant de la toile) (genre le Blogduciné, viendez lire la critique de The Wrestler [...]

    Posted by All work and no play make Jack a dull boy - Sarah G. | February 12, 2009, 18:24
  2. [...] magnifique Benjamin Button et voilà qu’Aronofsky vient de livrer sa plus belle œuvre avec The Wrestler. Mais au delà de ces trois excellent films (qui, s’ils avaient été plus dispersés sur le [...]

    Posted by Le blog d'Aliocha | 2009, ou comment rester enfermé au ciné | February 18, 2009, 09:24

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